Transport et mobilité en Val de l’Eyre

La mobilité en Val de l’Eyre, comme partout ailleurs, se conçoit par l’utilisation de divers moyens de déplacement. Chaque type de transport se caractérise par son appartenance au secteur public ou privé. Ces déplacements s’exercent sur des infrastructures ou voies de circulation.

En France, les transports sont responsables de 32 % de la consommation d’énergie finale et de 35 % des émissions de CO². 83 % du trafic des voyageurs se fait en voiture particulière. Ce chiffre est augmenté en milieu rural. Voyons ce que nous pourrions changer chez nous en Val de l’Eyre.

Transports scolaires

En période scolaire, tous les matins et tous les soirs, se forment des bouchons sur la voirie aux abords des écoles et groupes scolaires du Val de l’Eyre. Beaucoup de parents habitant les Bourg et les quartiers amènent eux-même leurs enfants aux écoles maternelles et primaires des communes du territoire et au collège de Salles, probablement pour une question de coût de transport scolaires. De plus, certains élèves se déplacent sur des engins à 2 roues, motorisés, jusqu’au collège. Si on pouvait mettre plus de gratuité dans les bus scolaires pour qu’ils soient utilisés par un plus grand nombre, cela réglerait bien des problèmes de circulation, des risques d’accident et une diminution de l’empreinte écologique en réduisant les gaz à effets de serre.

Un meilleur maillage du réseau de pistes cyclables sécurisés Bourgs/quartiers et citées/écoles permettrait sans nul doute les mêmes avantages. Il faut pour cela investir pour le bien-être des personnes, des écoliers et des collégiens en sécurisant les abords des pistes cyclables ainsi que les traversées de routes et de la Leyre en site propre, notamment la commune de Salles. (pont cyclable en site propre).

Un coût plus attractif du transport en commun pour l’usager

Avec TransGironde de nouvelles dispositions et conditions de transport devront se faire jour et notamment dans le Val de l’Eyre avec la croissance démographique annoncée dans les différents schémas régionaux. Les critères de satisfaction qui entraînent la fréquentation du public sont toujours les mêmes : le coût, le confort, le maillage du territoire et par conséquent la fréquence, les deux derniers (maillage et fréquence) étant subordonnés au coût du transport.

Pour tous les transports en commun, le prix pratiqué doit-il être consécutif à la qualité de la mobilité ? Ou bien, si l’on veut qu’il y ait une attractivité des usagers pour les transports en commun, ne faudrait-il pas que le prix donne envie de voyager pour renforcer la fréquentation de ces modes de transport ? Avec (pourquoi pas) un tarif unique en Gironde égal ou inférieur à 2€, l’idée est de remplir les bus pour renforcer le maillage sur toutes les communes du Val de l’Eyre, pour diminuer les impacts écologiques, pour participer à la lutte contre le changement climatique, pour favoriser une autre économie avec des tickets moins chers mais avec des bus mieux remplis et pour donner, par un bon service public, plus de crédit aux intentions territoriales sur l’utilisation de l’argent des contribuables.

Éducation aux transports

Une nouvelle approche sur l’éducation à la mobilité de demain, par l’utilisation des transports en commun sur pneu ou sur rail, le covoiturage, l’auto-partage, les transports scolaires, la marche à pied et la bicyclette, doit être poursuivie ou engagée dès maintenant. L’éducation aux nouveaux modes de transport commence très tôt en milieu scolaire avec les vélo-bus et les pédi-bus encadrés et sécurisés.

Intermodalité des transports en commun.

En tant qu’habitants du Val de l’Eyre, si nous souhaitons voyager par le train dans de bonnes conditions en direction de Bordeaux ou de Bayonne, sans rajouter de la complexité et du gaspillage d’énergies fossiles, nous choisissons de le prendre en prenant une navette de Salles jusqu’à la gare de Biganos avec des horaires correspondants aux horaires des trains.

Nous pourrions aussi prendre le train à la halte du quartier de « Lugos – Gare » qui se trouve sur la commune de Lugos. L’ancienne gare pourrait reprendre du service « public » en la réaménageant en simple halte avec parking et une dizaine d’allers et retours par jour. Ce serait un atout formidable pour la mobilité en Val de l’Eyre pour les communes de Lugos, Belin-Béliet et Salles en Gironde et, compétence régionale oblige, pour les communes de Sanguinet et de Biscarrosse dans les Landes. Cela permettrait également un désenclavement du quartier de « Lugos – Gare » et un soulagement du parking de la gare de Biganos.

Moderniser c’est simplement quelquefois faire de bon choix

Si et seulement si un transport en commun en site propre (TCSP) se faisait sur la COBAN avec un échange multi-modal avec la COBAS, tram/train par exemple, une extension de ce réseau vers le Val de l’Eyre serait une nécessité absolue. Le SCOT tel qu’il a été défini et adopté nous inflige une démographie sans précédent et donc nous devons sans aucun doute anticiper les besoins de nos déplacements, propres, respectueux de l’environnement, rapides, confortables et économiquement acceptables pour tous les gens du Val de l’Eyre pour ne pas entraîner la ghettoïsation de notre territoire intercommunal au sein du pays BARVAL avec des bouchons comme seuls laisser-passer.

Nous devons nous préparer à moderniser nos modes de transports doux et transports en commun pour gagner en efficacité, en coût, en développement durable et en liberté partagée de nos allers et venues. Nous devons préparer les générations futures proches, à l’extinction de la propulsion par moteur à explosions avec des carburants fossiles. Maintenant, il faut montrer l’exemple et apprécier les futurs modes de transport qui ont un goût de vrai développement durable. Il faut s’émouvoir des locomotions écologiques et se mouvoir intelligemment.

Relocaliser pour raccourcir les distances

Enfin le meilleur transport étant celui qui n’est plus nécessaire il faut une relocalisation de la vie publique pour éviter le kilométrage forcé : relocalisation du travail, relocalisation du commerce et de l’artisanat, relocalisation du maraîchage, relocalisation culturelle, relocalisation de l’accès aux soins, relocalisation aussi ou tout au moins rapprochement des institutions juridiques, des hôpitaux, maternités, des administrations ou services administratifs déconcentrés, etc.

Cet argumentaire vous interpelle ? Vous avez des idées, des solutions, des remarques ? Contactez nous pour nous en faire part.

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